Outre ses qualités gustatives liées en particulier à son aspect charnu, le Shiitaké, ce petit champignon de plus en plus apprécié sur le plan culinaire, possèderait de nombreuses vertus thérapeutiques. On lui attribue notamment des propriétés immo-stimulantes et anticancer.

Un booster des défenses naturelles :

De manière générale les champignons contiennent naturellement de nombreux composés antibactériens et antifongiques, ces substances étant nécessaires à leur survie en milieu naturel. Le Shiitake en contient donc lui aussi, et en particulier la lenthionone et l’acide oxalique, dont les propriétés antibactériennes ont été prouvées in-vitro. Grâce à ces deux substances, le Shiitaké possèderait donc une action immuno-stimulante et participerait ainsi au renforcement des défenses naturelles de l’organisme. Par conséquent, le shiitaké sera particulièrement recommandé aux personnes immunodéprimées qui tombent souvent malades ou traînent telle ou telle maladie chronique.

Des propriétés antioxydantes :

Quelques études ont révélé que les extraits de shiitake possèderaient une certaine capacité antioxydante. Cette activité serait liée entre autres, à leur contenu en composés phénoliques. Les composés phénoliques sont des substances antioxydantes que l’on trouve dans les aliments d’origine végétale. Ils contribuent en partie à la coloration des fruits et des légumes. Ces substances antioxydantes permettent de protéger les cellules du corps des effets néfastes des radicaux libres, molécules impliquées dans le développement des maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d’autres maladies liées au vieillissement.

Des propriétés antitumorales ?

Le principal composé actif contenu dans le shiitake est le lentinane, un sucre auquel ont prêterait des propriétés anticancer, particulièrement dans le cas du cancer du côlon. D’ailleurs ce composé est actuellement utilisé comme thérapie adjuvante aux traitements classiques contre le cancer, surtout au Japon et en Chine. Les mécanismes concernés relèveraient principalement de la stimulation du système immunitaire, ce qui pourrait aider à prévenir la formation des cellules cancéreuses. Mais pour l’instant, les seules études allant dans ce sens ont été réalisées in vitro et chez l’animal. Chez l’homme, les études réalisées ne permettent pas encore de l’affirmer, et à la lumière des résultats actuels, il n’est pas encore possible de savoir si la consommation de shiitake est bénéfique pour la prévention du cancer et si tel était le cas, quelle quantité de shiitake doit être consommée pour apporter des effets protecteurs, mais des recherches se poursuivent actuellement.

Des bienfaits sur le système circulatoire :

Certains acides  nucléiques contenus dans les sporophores de shiitakes comme la lentinacine possèderaient des propriétés fortement inhibitrices de l’agrégation des plaquettes sanguines, permettant ainsi de prévenir certains problèmes cardio-vasculaires. Cette même lentinacine aurait également un rôle préventif contre le cholestérol en activant l’élimination des lipides contenus dans les aliments.

Un concentré de vitamines et de minéraux :

Enfin, en plus des principes actifs cités, le Shiitake contient des quantités impressionnantes de vitamines et minéraux, et en particulier, il est extrêmement riche en cuivre, sélénium, vitamine B5 et vitamine D.

- Le cuivre est nécessaire à la formation de l’hémoglobine qui compose les globules rouges, et à la synthèse du collagène.

- Le sélénium est un métal rare. Sa présence est nécessaire à la lutte contre les radicaux libres et intervient dans la conversion des hormones thyroidiennes dans leur forme active.

- La vitamine B 5 quant à elle, est indispensable à l’utilisation optimale de l’énergie contenue dans les aliments. Elle intervient également dans la fabrication des hormones stéroidiennes, des neurotransmetteurs et de l’hémoglobine.

- La vitamine D enfin, collabore étroitement à la bonne santé des os et des dents en rendant disponible le calcium et le phosphore dans l’organisme.

Mais le Shiitake contient aussi : du phosphore (essentiel dans la croissance et le maintien du capital osseux), du potassium (indispensable pour la digestion et les contractions musculaires), de la vitamine B2, de la vitamine B3, de la vitamine B6 et de la vitamine B9.

Un véritable petit concentré de vitalité…et délicieux !

Où trouver du Shiitake?



Plante vivace tropicale, le gingembre est originaire d’Asie : on utilise le prolongement souterrain de sa tige, ou rhizome, qui n’est pas une racine, sous la forme d’un aromate auquel le nom d’épice blanche a été donné. En langage sanskrit, on l’appelle Andraka, alors que son nom savant est Zingiber officinale. Son commerce est très ancien : depuis plus de 5000 ans, on lui prête des vertus aphrodisiaques qui ont fait sa renommée, mais surtout on l’utilise avec succès contre les nausées !

Une épice universelle

A l’époque de l’empire gréco-romain, le gingembre circulait déjà depuis l’Asie du Sud jusque dans le bassin méditerranéen. Au XVIe siècle, les Espagnols l’implantent et le cultivent aux Caraïbes, pour fournir les marchés européens. De nos jours, les deux principaux producteurs sont l’Inde et la Chine, mais la Jamaïque occupe encore une place de choix. Le gingembre a toujours fait partie de la pharmacopée traditionnelle pour améliorer la digestion, les symptômes ORL, les douleurs rhumatismales et les maux de tête, pour soutenir le cœur et la circulation, stimuler l’appétit et la libido.

Un antioxydant naturel

Quelle que soit sa forme, frais ou séché, cru ou cuit, en gélules, poudre ou tisane, le gingembre est une bonne source d’antioxydants et en particulier, d’un oligoélément essentiel, le manganèse. Le gingembre participe à la réduction des radicaux libres produits en excès et lutte contre le vieillissement cellulaire, mais il est aussi anti-inflammatoire. Comme le curcuma ou le brocoli, la menthe ou la coriandre, il fait partie de ces végétaux les plus riches en antioxydants, dont l’usage culinaire courant est synonyme d’équilibre et de santé. Son goût piquant provient d’un composé actif, le gingérol, qui agit en synergie avec le manganèse pour activer le métabolisme, réduire l’inflammation et la production de déchets oxydatifs. Ces effets sont prometteurs, comme le sont aussi les effets anticancéreux et anti-Alzheimer démontrés sur la souris ou sur certaines cellules in vitro. La confirmation de ces effets chez l’homme pourrait fournir une aide précieuse dans la prévention ou le traitement de ce type de pathologies.

Usage et précautions contre les nausées

Plusieurs études ont démontré l’efficacité du gingembre contre les nausées de la grossesse (sans dépasser 2 g d’extrait par jour) et contre certaines nausées et certains vomissements postopératoires. Sous chimiothérapie, l’état de certains patients a aussi été amélioré par la prise de gingembre. Et la tradition l’utilise depuis toujours pour lutter contre le mal des transports, à titre préventif et curatif. La posologie recommandée est de 1 à 2 g par jour de gingembre séché (extrait standardisé), ce qui équivaut à 10 g de produit frais, soit un tronçon de 6 à 7 mm d’épaisseur d’un rhizome de taille moyenne. En cas de calculs biliaires, l’effet d’activation du gingembre sur la sécrétion de la bile risque d’aggraver le problème, et si vous prenez des anticoagulants, méfiez-vous aussi, et parlez-en à votre médecin : le gingembre aurait des effets fluidifiants sur le sang, qui pourraient interagir avec votre traitement. Toutefois ces précautions ne sont pas des contre-indications absolues : pour une prudence optimale, le respect des doses, même en usage culinaire, doit être observé, et votre médecin doit être informé de la prise de tout complément alimentaire.

Frais, on le déguste râpé ou haché dans les plats orientaux ; mariné, il agrémente les mets japonais ; confit ou cristallisé, il fait partie de la gastronomie chinoise : le gingembre est une épice à la saveur originale qui facilite la digestion, prévient et soulage les nausées. Selon les anciens, elle stimulerait tous les appétits, soutiendrait le cœur, apaiserait l’arthrite, la migraine, le rhume et la grippe. Il est certain que ses propriétés actives, anti-oxydantes et anti-inflammatoires, en font un objet d’étude très intéressant pour l’avenir, mais qui représente déjà un apport très précieux pour notre présent !

Où trouver du Gingembre?



Interview d’un Médecin du Sport  par Laurence

La majorité des Français n’atteint pas le repère de 1,5 litre d’eau chaque jour, et pourtant il faudrait boire davantage ! Entretien avec un Docteur du sport…

L.G : On recommande de boire 1,5 litre d’eau chaque jour, qu’en est-il exactement ?

Dr : En réalité, il s’agit d’un minimum à consommer quotidiennement, pour n’importe quel adulte et quels que soient son âge, sa taille ou son poids… Bien sûr, il faut augmenter cette quantité pendant l’effort. Je vous donne une fourchette : en plus des 1,5 litre ou 2 litres par jour, pour chaque heure d’activité physique il faudrait boire 1 litre d’eau environ !

Cette quantité est naturellement à adapter en fonction des conditions climatiques et des efforts fournis !

L.G : Comment savoir qu’on est déshydraté ?

Dr : Le premier indice est la couleur des urines le matin, au réveil. Si elles sont foncées, c’est clairement le signe d’une mauvaise hydratation. Et puis, il faut surveiller sa consommation et s’assurer que notre corps reçoit la bonne quantité de liquide chaque jour. C’est un contrôle extrêmement important.

L.G : Faut-il attendre d’avoir soif pour boire ?

Dr : La sensation de soif n’est pas un indicateur, elle signifie que le corps est déjà déshydraté. En fait, cette sensation est un signal que le cerveau envoie quand ses capteurs ont détecté une perte de volume sanguin. Il est donc déjà trop tard et les premiers signes de la déshydratation peuvent se faire sentir.

L.G : Quels sont ces signes ?

Dr : Les conséquences et donc les signes d’une déshydratation peuvent être nombreux : fatigue, maux de tête, pertes de repères, dérèglement du rythme cardiaque à l’effort, troubles psychiques ou blessures physiques qui touchent les tissus mous (tendinites, élongations)… Le corps est comme une citerne et quand il envoie des signaux, c’est pour indiquer qu’elle est vide ! Généralement, quand les signes sont légers, en buvant de l’eau, tout rentre dans l’ordre.

L.G : On entend fréquemment des personnes dire qu’elles boivent peu, est-ce que c’est possible ?

Dr : Non ! Tout le monde a besoin de son litre et demi minimum par jour. Je reçois souvent des patients qui sont fatigués, qui se plaignent de maux de tête… En réalité, ce sont généralement les signes de la déshydratation. La fatigue ne signifie pas toujours qu’on est déshydraté en revanche, quand on est déshydraté, ça se manifeste presque tout le temps par un « coup de pompe ». Les gens n’ont pas conscience de la nécessité de boire, pourtant c’est un point fort de l’alimentation.

L.G : Auriez-vous des astuces pour boire plus ?

Dr : Chacun doit trouver son propre rythme d’hydratation, mais le mieux est de commencer la journée par un verre d’eau. Le thé ou le café ne remplacent pas ce verre, même si ce sont des liquides, parce que comme ce sont des diurétiques, le corps éliminera plus que ce qu’il a reçu. Ensuite, avant chaque repas, il faut commencer par boire un verre d’eau et puis garder toujours une petite bouteille à remplir régulièrement, à portée de main. Je précise « petite » parce que c’est souvent moins effrayant qu’une grosse bouteille dont on ne voit pas la fin !

En conclusion :

Ce n’est jamais une erreur de boire de l’eau pure pendant un effort. Qu’il s’agisse d’une eau de source, minérale ou de celle du robinet, elle sera toujours mieux assimilée par l’organisme pendant des exercices physiques que n’importe quelle boisson « énergisante » !

Après l’effort, il faut recharger les minéraux, l’idéal est donc de boire une eau pétillante. Les alcalins qu’elles contiennent vont contribuer à neutraliser l’acidité produite pendant l’effort.

Quelques chiffres :

Dans le corps humain, l’eau représente :

  • 97 % du fœtus de 2 mois
  • 75 % du nourrisson
  • 60 % de l’adulte (42 litres pour 70 kg)
  • 55 % d’une personne âgée

Laurence Gauthé