Au début des années 70, une équipe de scientifiques dépêchée au Groenland, s’est rendue compte que les Esquimaux, malgré une alimentation riche en graisses, étaient peu sujets aux crises cardiaques et qu’ils souffraient rarement d’arthrite. Il n’en a pas fallu davantage pour entamer des recherches sur leur source de bien-être… L’extraordinaire richesse du poisson était révélée !

On le sait, ce n’est pas par gourmandise que l’Homme consomme des huiles de foie de poisson, mais parce qu’elles contiennent des vitamines et nutriments indispensables à sa survie ! Et quand les études scientifiques s’en mêlent, c’est pour confirmer toutes leurs vertus… Qui sont nombreuses !

Les Omégas-3

Ces acides gras essentiels ont été les premiers mis en avant pour leur impact sur la santé. On les trouve dans le tissu gras des poissons que les esquimaux mangent en grande quantité. Cardio-protecteurs, les Omégas-3 sont également responsables en partie du bien-être émotionnel, de l’équilibre.

Il faut savoir que le corps humain ne fabrique pas ces acides gras essentiels qui lui sont pourtant indispensables, c’est pourquoi ils doivent lui être fournis en quantité suffisante par l’alimentation ou par une supplémentation. Pour l’équilibre de l’organisme, chacun devrait consommer de façon égale des Omégas-6 et des Omégas-3, or on estime aujourd’hui que 85 % de la population a un régime alimentaire contenant 25 fois plus d’Omégas-6 que d’Omégas-3. Ce déséquilibre a un effet désastreux sur la santé générale en augmentant la vulnérabilité face aux grands maux de notre siècle : maladies inflammatoires, allergies…

Où trouver des oméga 3 anti-stress?

Où trouver des oméga 3 pour le coeur?

Les vitamines

La nature a bien fait les choses : le poisson de mer apporte de l’iode, les espèces grasses contiennent beaucoup de vitamines A et D, le poisson «maigre» apporte des vitamines B, et les huiles de poisson sont riches en acide eicosapentaénoïque (EPA), indispensable à la croissance et à la régénération cellulaire.

La morue est sans doute le poisson le plus connu pour son foie, riche en vitamines A et D. Tout le monde se souvient de la cuillère de liquide jaunâtre que des générations ont avalé en se bouchant le nez… Heureusement, cette huile existe désormais désodorisée et en gélules, donc plus facile à consommer ! La vitamine A, contenue dans l’huile de foie de morue est celle de la croissance. Elle est nécessaire pour le développement des os, de la peau, de la vue et pour consolider le système immunitaire. Quant à la vitamine D, elle permet de prévenir l’ostéoporose en solidifiant les os.

Où trouver des vitamines?

Le sélénium

L’une des découvertes révolutionnaires chez le poisson est sans doute son apport en sélénium. Cet oligo-élément est un puissant antioxydant ! En général, l’alimentation des Européens en contient assez peu et là aussi, une supplémentation peut se révéler nécessaire.

Où trouver du sélénium?

Le phosphore

Ce sel minéral est le principal constituant des os, avec le calcium. Le phosphore, contenu en grande quantité dans le poisson, sert de base à la production d’énergie des cellules. De plus, il rentre dans la constitution des phospholipides, composants importants du cerveau et du tissu nerveux. C’est lui qui serait à l’origine des vertus du poisson sur la mémoire.

Où trouver des phospholipides?

La taurine

La taurine est une autre substance apportée par le poisson et qui présente de grands bénéfices pour notre santé. Elle facilite le passage des vitamines et des minéraux dans le sang, et stimule l’élimination des graisses. Egalement présente dans les huitres, la taurine serait un neuro-transmetteur intéressant : elle maintiendrait la stabilité des cellules de l’organisme même quand des facteurs extérieurs seraient susceptibles de la menacer (le stress, par exemple).

Où trouver de la Taurine?

Les Alkylglycérols

Ces éthers lipidiques sont réputés pour stimuler le système immunitaire. On en trouve chez quelques poissons des grands fonds comme le requin et davantage encore chez la chimère. Les huiles de foie de ces deux poissons stimuleraient la réponse aux maladies inflammatoires (allergies, asthme, psoriasis, arthrite…). Des travaux ont mis en évidence leur intérêt dans le soutien aux personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde.

Où trouver des Alkylglycérols?

Laurence Gauthé



Shatavari est un de ces remèdes dont les Indiens ont le secret. Venu du fond des âges et jalousement gardé par les médecins ayurvédiques, ce produit constitué d’une plante, l’asparagus racemosus, a déjà rendu d’immenses services à de nombreuses générations de femmes. Ceci est tellement vrai que selon les traducteurs, le mot « shatavari », en sanskrit, (langue ancienne de l’Inde) signifierait « l’herbe aimée des femmes », pour d’autres le sens en serait : « celle qui possède cent maris »… ce qui en dit long sur les effets de ce remède ancestral.

La médecine ayurvédique affirme que le shatavari possède une action puissante sur l’ensemble de l’appareil génital de la femme qu’il équilibre et renforce. Il favoriserait ainsi la fécondité féminine.


Le bien-être des femmes

Le shatavari peut être indiqué à tous les âges de la vie. Ainsi, durant la vie génitale, il permet de réguler les cycles et les règles (menstruations). Il est donc tout indiqué en cas de dysménorrhées, de ménorragies, de métrorragies… Mais aussi, il permet de prévenir les syndromes prémenstruels qui se caractérisent surtout par des douleurs abdominales, des maux de tête, une irritabilité, une déprime, des règles plus ou moins abondantes, des troubles digestifs, des nausées, des gonflements et des tensions dans les seins…

Certains auteurs parlent d’un effet bénéfique du Shatavari lors de la grossesse, notamment pour le développement de l’enfant. Selon la médecine ayurvédique, il serait également galactagogue, c’est-à-dire qu’il favoriserait l’allaitement des jeunes mamans améliorant la sécrétion du lait. Mais il convient d’être prudent dans ces indications où peu d’études ont été réalisées.


Shatavari et ménopause

C’est lors de la ménopause que l’action de Shatavari est la plus connue. Car cette période est très éprouvante pour de nombreuses femmes, surtout lorsqu’elles sont fatiguées voire épuisées. Les règles deviennent irrégulières, puis de plus en plus espacées, souvent accompagnées de douleurs du bas-ventre. D’autres troubles rendent la situation encore plus difficile : des bouffées de chaleurs pouvant devenir très incommodantes, des insomnies, des palpitations, des baisses de la libido (désir sexuel), une prise de poids… plus tard une ostéoporose. Par ailleurs, la peau comme les muqueuses, notamment la muqueuse vaginale, ont aussi tendance à s’assécher et à se flétrir ce qui va favoriser le vieillissement cutané, mais aussi la survenue de douleurs lors des rapports sexuels. A ce moment, un cercle vicieux s’installe : la peur d’avoir un rapport douloureux va aggraver la sécheresse vaginale. L’anxiété psychologique s’ajoutant alors à la carence hormonale va rendre le contexte encore plus difficile à vivre pour la femme. Enfin, la ménopause est souvent mal vécue psychologiquement par certaines femmes, car elle marque une étape de l’avancée en âge mais également, cette période signe la fin de la procréation, ce qui est pour beaucoup de femmes, le symbole de la perte de leur féminité…

Mais qu’elles se rassurent… car Shatavari est considéré par les médecins indiens comme une plante rajeunissante pour les femmes à cette période de leur vie… Il va nourrir et tonifier la peau tout comme les muqueuses, favorisant leur lubrification et leur souplesse. Ce mécanisme combiné à l’effet aphrodisiaque de la plante, va permettre aux femmes de retrouver une vie sexuelle épanouie, rétablissant en même temps le moral et l’équilibre dans le couple.


Excellent pour les hommes aussi

Pour les messieurs, Shatavari serait également bénéfique pour eux, notamment en améliorant la qualité de leur sperme. Car cette plante a un effet spermatogénique, c’est-à-dire qu’elle stimule la fabrication des spermatozoïdes. Ce remède pourrait ainsi devenir très intéressant à notre époque, où les cas de stérilités masculines sont en augmentation constante. Shatavari agirait aussi sur l’inflammation des organes génitaux masculins et sur les impuissances.


Et d’autres vertus

Les bénéfices de Shatavari ne s’arrêtent pas là. Car c’est également un bon tonique général. Son action est ainsi sensible au niveau des fonctions cérébrales (mémoire, concentration, vigilance) qu’il stimule. Il présenterait également un effet tonifiant sur les yeux, le cœur, les muscles…

Au niveau du tube digestif, Shatavari lutte contre les inflammations du tube digestif : gastrite, ulcère, colite, oesophagite, aigreur, hyperacidité, brûlure… mais aussi il intervient sur les diarrhées et les dysentéries.

Enfin, il aurait aussi une action bénéfique sur les mycoses et les infections bactériennes (notamment bronchiques). Shatavari serait aussi diurétique et antispasmodique ce qui pourrait expliquer une partie de ses actions gynécologiques.

D’un point de vue ayurvédique, Shatavari permet d’équilibrer les excès des terrains Pitta et Vâta, et peut légèrement augmenter les terrains Kâpha.

Où trouver du Shatavari?




Une étude réalisée en Inde a prouvé les effets positifs du Boswellia sur une ostéoarthrite (inflammation de l’articulation) du genou.

66 personnes, âgées de 40 à 70 ans, touchées par une ostéoarthrite du genou ont été séparées en deux groupes. L’un a reçu de l’extrait de Boswellia serrata, le second un médicament. L’étude a duré 6 mois et pendant tout ce temps, les sujets ont été examinés chaque mois. Les résultats ont été surprenants.

Dès le début de l’étude, les patients sous médicament ont ressenti un mieux, tandis que ceux qui ont pris du Bosewellia serrata ont ressenti les effets environ deux mois après le début de la cure. En revanche, dès que les personnes sous médicament ont arrêté les prises, l’effet bénéfique s’est arrêté, alors que le mieux-être était prolongé chez les sujets sous Boswellia serrata longtemps après l’arrêt de la cure !

Où trouver du Boswellia?



Le syndrome métabolique n’est pas une maladie, c’est une évaluation chez une personne, d’un ensemble de signes physiologiques qui accroissent le risque d’un certain nombre de maladies (maladies cardio-vasculaires, diabète…). Ceci pour expliquer qu’une étude américaine sur ce syndrome a permis d’établir l’énorme importance du magnésium dans l’organisme.

En effet, des chercheurs ont suivi pendant 15 ans, 4637 jeunes gens, âgés de 18 à 30 ans, n’ayant à priori aucune pathologie. A l’issue de l’étude, il a clairement été démontré qu’un bon taux de magnésium réduisait le risque de syndrome métabolique de 31 %.

En France, près d’une femme sur quatre et un homme sur six manquent de magnésium !


Où trouver du magnésium naturel?



Quand au moment de se mettre au lit, le stress commence à gagner du terrain, dormir devient vite un cauchemar ! A l’issue de plusieurs études, la Valériane a prouvé son action sur le système nerveux central. Cette plante, utilisée depuis toujours, améliore la qualité du sommeil et raccourcit le temps d’endormissement.

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) elle-même, reconnaît l’usage de la Valériane pour traiter l’agitation nerveuse… De quoi rêver à des nuits plus sereines !

Où trouver de la Valériane?



Le Triphala est un des plus anciens complexes ayurvédiques et l’un des remèdes les plus utilisés en Inde. Il a la réputation de rééquilibrer les organes internes du corps et d’apaiser de nombreux maux.

Triphala et doshas :

Le Triphala est composé de trois plantes en parts égales : l’amalaki, l’haritaki et le bibhitaki. Les doshas, pitta, vâta et kâpha, correspondent aux trois principaux terrains, c’est-à-dire aux trois natures profondes des êtres humains qui sont décrites dans la médecine traditionnelle indienne. Pour chaque individu, il existe toujours un mélange des trois doshas en proportions variées, avec cependant un dosha demeurant prédominant sur les deux autres. Le Triphala agit efficacement sur les 3 doshas, et c’est là sans doute que se trouve le secret de son efficacité.

Pour en savoir plus sur les Doshas et l’Ayurveda : Cliquez ici

Appétit, digestion, transit :

Le Triphala favorise la digestion en stimulant le foie et la vésicule biliaire. Il améliore également le transit intestinal. C’est un excellent remède contre la constipation banale : il agit en douceur sans induire d’irritation intestinale même s’il est utilisé régulièrement. Ces actions sur le foie et sur l’intestin contribuent au nettoyage et à la purification de l’organisme, assurant du même coup, un bon fonctionnement des organes.

Le nettoyage en profondeur de l’ensemble de l’intestin a pour conséquence l’amélioration de l’absorption de tous les nutriments (vitamines, minéraux, protéines…) contenus dans l’alimentation. De plus, le Triphala favoriserait une augmentation des globules rouges, améliorant du même coup l’oxygénation de l’organisme. Son action contribuerait à maintenir un taux normal de la glycémie (sucre dans le sang). La présence d’antioxydants dans la composition du Triphala permet de renforcer les défenses immunitaires de l’organisme mais aussi de prévenir le vieillissement et les maladies. Cela se remarque notamment dans l’amélioration du tonus et de la couleur de la peau.

L’atout minceur :

Comme le Triphala aide à la disparition des graisses indésirables du corps, il contribue à faire perdre quelques kilos, notamment grâce à l’élimination des toxines, mais aussi à l’énergie retrouvée qui incite à augmenter les activités physiques.

En conclusion :

Le Triphala est un excellent régulateur du transit intestinal qui n’induit ni irritation, ni accoutumance. Il lutte contre la constipation et rééduque l’intestin en douceur. Il n’est cependant pas indiqué en cas de maladie du côlon. De plus, le Triphala possède un fort statut en antioxydant. Il assure également une assimilation optimale des nutriments et une détoxication de l’organisme.

Grâce à tout cela, le Triphala est un excellent remède qui permet le maintien ou la récupération d’un bon état général. Par ce biais, il lutte contre le vieillissement de l’organisme et améliore l’aspect de la peau.
Où trouver du triphala?



Les beaux jours arrivent et beaucoup d’entre nous se sentent fatigués après l’hiver long et froid que nous venons de traverser. Le manque d’exercice, associé à une alimentation pas toujours équilibrée dans un rythme de vie stressant, en sont les principaux responsables. Le soleil du printemps doit nous inciter à réagir !

D’abord, il convient de bouger et de respirer : promenades, jogging, vélo, gymnastique, yoga ou piscine… A vous de choisir ! En même temps que vous bougez, respirez à plein poumon en faisant de grandes respirations plusieurs fois de suite. Faites-en aussi tous les jours devant votre fenêtre ouverte si vous n’habitez pas en milieu pollué. La respiration permet d’éliminer les toxines volatiles. Quant à l’oxygène, il apporte l’énergie à votre corps qui en a besoin pour effectuer son nettoyage. Pensez aussi à boire beaucoup, choisissez plutôt des eaux de source ou des eaux minérales et évitez les eaux gazeuses trop riches en sel. En réhydratant le corps et le cerveau, l’eau leur permet de se régénérer. Elle stimule aussi les reins qui vont pouvoir ainsi éliminer une partie des toxines accumulées dans le corps au cours de l’hiver.

Pour ce qui est de l’alimentation, allégez vos repas : de plus petites quantités d’aliments faciliteront le travail de la digestion. Ensuite, optez pour les fruits et les légumes frais, de préférence d’origine biologique. Pressez-vous de grands jus avec des fruits ou des légumes frais et consommez-les aussitôt, car les vitamines sont très rapidement éliminées. Pour les repas, privilégiez les crudités, les légumes cuits à la vapeur (ou à l’eau), les viandes blanches ou les poissons préparés avec des huiles d’olive, de noix ou de colza. C’est le moment d’oublier les graisses cuites, les fritures, les pâtisseries et les charcuteries qui alourdissent le corps et l’esprit.

Pour accompagner ces repas (si le tube digestif n’est pas irrité), les épices, les condiments, les herbes sont les bienvenus en petites quantités. Ils en rehaussent le goût, mais surtout ils favorisent la digestion en stimulant la vidange gastrique, le drainage de la vésicule biliaire et en améliorant l’absorption des aliments au niveau intestinal. Ils relancent aussi les transits intestinaux paresseux, ce qui est très important car la constipation a tendance à favoriser l’encrassement de l’organisme, en n’éliminant pas correctement les déchets. Donc pensez à inviter plus souvent à votre table de l’ail, des oignons, du cerfeuil, du persil, des herbes de Provence, du curry, du gingembre, du céleri…

Côté remède, quelques plantes aideront votre organisme dans son travail de nettoyage. Le chardon marie est sans doute le plus intéressant, mais il y a aussi la fumeterre, la chélidoine, le cassis, le romarin qui permettront de stimuler le foie (organe essentiel à toute détoxication) et les reins. Ils peuvent être pris sous forme de gélules ou d’ampoules buvables selon leurs origines, mais aussi sous forme d’infusions, ce qui est souvent très agréable. Une infusion de romarin et de verveine prise le soir, avant le coucher, assurera un bon sommeil récupérateur. Enfin certaines plantes comme l’Aloès Véra ou la sève de bouleau sont plus spécifiques encore pour assurer cet assainissement de l’organisme. Elles peuvent être prises en cure de quelques semaines.

Où trouver des produit adaptés?

A cette période, il peut être intéressant d’apporter au corps des nutriments qui peuvent lui manquer : vitamines, oligoéléments, minéraux ou antioxydants. L’alimentation les lui apportera en partie, mais une petite complémentation est souvent la bienvenue au moment du printemps. Il est ainsi possible de faire appel au ginseng, à la gelée royale, au sérum de Quinton, à la maca, au jus d’herbe verte, aux champignons comme le maïtaké, le shiitaké, le chaga, ou encore aux algues comme la chlorella (qui fait aussi la détoxication des métaux) ou le lithothamne (qui a un pH très alcalin).

Quoi qu’il en soit, cette remise en forme est un temps essentiel dans le rythme de notre corps. D’ailleurs toutes les sociétés anciennes pratiquaient des rites de purification à cette période afin de préparer le corps à l’activité de l’été qui arrive.



Comme ses impacts physiologiques sont multiples, le Fenugrec, Trigonella foenum graecum, ou Artemisae absinthium (Fabaceae), est utilisé depuis la nuit des temps dans de multiples indications. On se sert principalement de ses graines, mais aussi parfois de ses feuilles et de ses sommités fleuries. Stimulant de l’appétit et favorisant le développement musculaire, le Fenugrec est intéressant chez les anorexiques de tous âges, les convalescents et les dénutris. Cette plante connaît bien d’autres utilisations :


Sur le système génital féminin :

Peut-être par sa diosgénine (molécule que l’on retrouve dans le yam, plante souvent utilisée dans le traitement des troubles de la ménopause), il facilite l’augmentation du volume des seins (ce qui est très apprécié dans certaines cultures), ainsi que de la sécrétion lactée.


Sur le cholestérol :

Des études ont montré que le fenugrec inhibait la synthèse hépatique du cholestérol, par le blocage de l’enzyme-clé de cette synthèse. La présence importante de mucilages peut aussi intervenir en diminuant l’absorption intestinale du cholestérol alimentaire.

Sur le taux de sucre sanguin.

Le Fenugrec facilite la sécrétion d’insuline et diminue la résistance cellulaire à celle-ci, cette action étant sans doute due à un acide aminé particulier contenu dans la graine. Par ailleurs, les mucilages diminuent la vitesse de vidange de l’estomac, puis celle de la dégradation des glucides au début de l’intestin, enfin celle de l’absorption intestinale du glucose. Ces différents phénomènes en font un bon candidat au titre d’anti-diabétique oral.

Sur les radicaux libres :

L’action anti-oxydante du Fenugrec est bien documentée. Il diminue la formation de radicaux libres à partir des graisses, et augmente l’activité du système enzymatique anti-oxydant de l’organisme.

Sur les tumeurs :

Différents travaux ont montré l’inhibition par la diosgénine de la prolifération de différents types de cellules cancéreuses. Peut-être ici encore les mucilages, par leur action sur la flore intestinale, ont-ils une action préventive sur le cancer du côlon.

Sur le système digestif :

Le Fenugrec est traditionnellement utilisé contre les inflammations et ulcérations gastro-intestinales.

Noter qu’en usage externe, c’est un émollient anti-inflammatoire très utile en cas de traumatisme ou de blessure.

Effets indésirables et contre indications :

La toxicité du fenugrec est nulle. Il n’a ni contre indication ni interaction délétère avec d’autres produits alimentaires ou médicamenteux. Cependant il est prudent, du fait de son action tonique sur l’utérus, de s’en abstenir pendant la grossesse. Signalons enfin qu’à doses importantes il donne à la transpiration une certaine odeur de sirop d’érable.

En médecine âyurvédique, il est connu comme amer, piquant, doux et réchauffant. Il calme Vâta et Kâpha, mais peut aggraver Pitta.

Au total, le fenugrec, comme bien d’autres produits dont l’humanité a depuis longtemps reconnu les bienfaits, trouve aujourd’hui sa justification scientifique. Il paraît particulièrement intéressant chez les personnes fatiguées, anorexiques, convalescentes.

Contre le diabète et les excès de cholestérol, des études plus approfondies semblent nécessaires, mais rien n’empêche, sous contrôle, d’en recommander l’usage.

Où trouver du Fenugrec?

Principaux composants du fenugrec :

40 à 60% de fibres mucilagineuses

des protéines riches en tryptophane et en lysine, ainsi qu’en 4-hydroxy isoleucine, acide aminé spécifique à cette plante, et qui semble jouer un rôle majeur dans son activité anti-diabétique

des flavonoïdes (antioxydants)

des alcaloïdes (trigonelline)

des saponines stéroïdes telles que la diosgénine

des coumarines, etc.



L’extrait de papaye fermentée fait débat depuis que le Pr Luc Montagnier a prôné ses vertus anti-oxydantes et immunostimulantes auprès du pape Jean-Paul II en 2002, après les avoir observées sur des patients atteints du SIDA et sous trithérapie. Depuis, les études se poursuivent, sans obtenir de réel consensus de la part de la communauté scientifique à propos des résultats. Mais pour comprendre l’intérêt suscité par ses effets potentiels ou avérés, penchons-nous d’abord sur le phénomène du stress oxydatif.


De la papaye fruit à l’extrait fermenté

La papaye est un fruit tropical dont le goût est proche de celui du melon, à la pulpe riche en vitamine C et en bêta-carotène ; elle contient aussi de la papaïne, une enzyme qui aide à digérer les protéines.

L’extrait de papaye fermentée ne contient plus tous ces éléments, mais en revanche, le procédé de fermentation renforcerait son pouvoir anti-oxydant ; d’usage traditionnel au Japon, le Pr Montagnier l’a découvert dans les années 1990, et il l’a expérimenté sur un échantillon de patients atteints du SIDA sous trithérapie. La stimulation des défenses immunitaires a été nette au sein de cette population (tests biologiques à l’appui), et leur santé globalement améliorée.

Le Pr Montagnier a attribué ces effets à l’action anti-oxydante puissante des composés actifs de l’extrait de papaye fermentée, qui stimulerait l’immunité, apaiserait l’inflammation, et s’opposerait finalement au stress oxydatif, et par extension, à certaines de ses conséquences, comme l’apparition de maladies dégénératives de type Parkinson ou Alzheimer.

Le complément alimentaire

En 2004, une table ronde s’est réunie aux Entretiens de Bichat pour débattre du sujet, et en janvier 2005, l’AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) a rendu un avis : selon elle, les compléments alimentaires à base d’extrait de papaye fermentée, et leurs allégations de santé anti-âge, nécessitent un dossier scientifique plus étayé, pour en reconnaître l’efficacité et en préconiser l’usage.

La prise d’un complément alimentaire doit toujours avoir pour but, comme son nom l’indique, de « compléter » un apport insuffisant en tel ou tel nutriment. Des tests de laboratoire existent pour mesurer le stress oxydatif, mais ils sont peu développés en France. L’idéal serait pourtant de combler une carence momentanée ou chronique, attestée par des examens, par la prise adaptée d’un complément, assortie de conseils hygiéno-diététiques. Parlez-en à votre médecin, car il vous connaît bien, comme il connaît bien aussi son métier : un complément alimentaire n’est pas un produit miracle qui résout tous les maux par magie, mais juste un coup de pouce là où il faut, quand il le faut.

Le Pr Montagnier, en se fondant sur les résultats obtenus chez ses patients atteints du SIDA, recommande quant à lui la prise de deux sachets d’extrait de papaye fermentée si vous débutez un rhume… ou bien, en ces temps de grippe, si toute autre virose vous attaque brutalement : plus l’extrait est pris tôt, plus il semble actif, en prise unique ou répétée sur deux ou trois jours, mais pas au-delà. Laissez-le fondre sous la langue, et prenez-le l’estomac vide (au moins une demi-heure avant de manger). En cure d’entretien, il jouerait un rôle préventif contre les maladies liées à l’âge, mais ce rôle reste encore à démontrer.

Si votre médecin est un peu sceptique, ne lui en voulez pas : la médecine est un art qui s’appuie sur la science, et la science est une discipline qui requiert des preuves… aux hypothèses avancées par des chercheurs enthousiastes ! En attendant, dans l’espoir d’une confirmation des effets anti-âge de l’extrait de papaye fermentée, vous pouvez toujours tester ses effets immunostimulants contre les nombreuses attaques de virus hivernaux.

Où trouver de la papaye fermentée?



Le stress est devenu au fil des ans, une généralité dans notre société : horaires à respecter (école, travail), rendez-vous, papiers administratifs, courses, embouteillages… Personne n’est épargné. Il touche aussi bien les tout-petits que les plus anciens. Ainsi, près de 25 % des Français se disent « stressés tous les jours ou presque » !

Si un stress passager est sans conséquence sur la santé, il en va de même d’une situation prolongée sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Car alors, celle-ci va stimuler les glandes surrénales qui vont se mettre à secréter de grandes quantités d’adrénaline d’abord et de cortisol ensuite. Ces hormones dites « de stress », sont chargées de garder l’organisme en éveil, en état de combativité pour faire face à la situation stressante.

Sur le plan physique, ces hormones en excès vont induire des dysfonctionnements comme des troubles de la mémoire, des difficultés de concentration, des palpitations, une hypertension artérielle, des gastrites et des colites, des sensations d’oppression, des troubles urinaires, des contractures… mais aussi des troubles du sommeil…

Les vertus du sommeil :

S’il est normal d’être actif et de se dépenser dans la journée, il est tout aussi indispensable d’avoir un bon temps de sommeil réparateur durant la nuit.

Le sommeil est un temps de récupération pour le corps après ses activités diurnes, mais aussi il est important pour la mémorisation des événements et la digestion des chocs émotionnels ou autres conflits. S’il vient à manquer, cette situation génèrera à la longue, des états de fatigue chroniques responsables de baisses de l’efficience dans le travail mais aussi d’accidents de travail ou de voiture.

En cas de stress ou de troubles du sommeil, le premier réflexe est de prendre du magnésium. Car celui-ci est indispensable pour la réalisation d’un grand nombre de réactions chimiques dans l’organisme, en particulier la fabrication de l’énergie (ATP) par nos cellules. Mais, le problème vient du fait que lors des phases de stress le magnésium est éliminé des cellules, puis de l’organisme… d’où un risque de carence qui aggrave le stress. Ainsi, nous nous retrouvons face à un cercle vicieux : le stress favorise l’élimination du magnésium qui, lorsqu’il est en déficit, va aggraver à son tour le stress…

Des solutions naturelles pour apaiser le stress :

Lorsque la situation stressante est en relation avec un choc émotionnel ou une contrariété, un remède aidera efficacement à le digérer. Il s’agit du Rescue (Remède de secours) du Dr Bach à raison de 2 ou 3 gouttes à mettre directement dans la bouche aussi souvent que nécessaire, dans la journée comme dans la nuit.

Où trouver du Rescue (remède de secours)?

Il ne faudra pas attendre le soir pour traiter un trouble du sommeil. Une alimentation légère, évitant le café, le thé et l’alcool est indispensable. La détente du soir, constituée de lecture ou d’activités positives, agréables, qui font plaisir, constitue un bon contexte propice au sommeil.

Sur le plan des huiles essentielles (HE) beaucoup sont indiquées : litsea citrata, apium graveolens, tanacetum annuum, origanum majorana… Mais parmi elles, une est souveraine : la HE de lavendula angustifolia ou vera (lavande) à raison de 2 gouttes à appliquer sur la poitrine ou sur l’oreiller avant de se coucher et à respirer par le nez.

Enfin, certains nutriments aideront à surmonter ces phases de stress et d’insomnie. Tout d’abord les acides gras poly-insaturés oméga 3 qui ont démontré leur efficacité sur les états anxieux. Ensuite, les vitamines B, le zinc, la méthionine (SAMe), le Co-enzyme Q10, le tryptophane (5-HT) ou la plante griffonia… sont d’un intérêt non négligeable, sans oublier le lithium sous forme d’oligoélément.

Il faut aussi se rappeler que l’acupuncture, l’auriculothérapie, le yoga, le Qi gong, la sophrologie, l’EFT (emotional freedom technic), la chromatothérapie, voire l’ostéopathie, peuvent apporter des effets très intéressants sur le stress et l’insomnie.