Shatavari est un de ces remèdes dont les Indiens ont le secret. Venu du fond des âges et jalousement gardé par les médecins ayurvédiques, ce produit constitué d’une plante, l’asparagus racemosus, a déjà rendu d’immenses services à de nombreuses générations de femmes. Ceci est tellement vrai que selon les traducteurs, le mot « shatavari », en sanskrit, (langue ancienne de l’Inde) signifierait « l’herbe aimée des femmes », pour d’autres le sens en serait : « celle qui possède cent maris »… ce qui en dit long sur les effets de ce remède ancestral.

La médecine ayurvédique affirme que le shatavari possède une action puissante sur l’ensemble de l’appareil génital de la femme qu’il équilibre et renforce. Il favoriserait ainsi la fécondité féminine.


Le bien-être des femmes

Le shatavari peut être indiqué à tous les âges de la vie. Ainsi, durant la vie génitale, il permet de réguler les cycles et les règles (menstruations). Il est donc tout indiqué en cas de dysménorrhées, de ménorragies, de métrorragies… Mais aussi, il permet de prévenir les syndromes prémenstruels qui se caractérisent surtout par des douleurs abdominales, des maux de tête, une irritabilité, une déprime, des règles plus ou moins abondantes, des troubles digestifs, des nausées, des gonflements et des tensions dans les seins…

Certains auteurs parlent d’un effet bénéfique du Shatavari lors de la grossesse, notamment pour le développement de l’enfant. Selon la médecine ayurvédique, il serait également galactagogue, c’est-à-dire qu’il favoriserait l’allaitement des jeunes mamans améliorant la sécrétion du lait. Mais il convient d’être prudent dans ces indications où peu d’études ont été réalisées.


Shatavari et ménopause

C’est lors de la ménopause que l’action de Shatavari est la plus connue. Car cette période est très éprouvante pour de nombreuses femmes, surtout lorsqu’elles sont fatiguées voire épuisées. Les règles deviennent irrégulières, puis de plus en plus espacées, souvent accompagnées de douleurs du bas-ventre. D’autres troubles rendent la situation encore plus difficile : des bouffées de chaleurs pouvant devenir très incommodantes, des insomnies, des palpitations, des baisses de la libido (désir sexuel), une prise de poids… plus tard une ostéoporose. Par ailleurs, la peau comme les muqueuses, notamment la muqueuse vaginale, ont aussi tendance à s’assécher et à se flétrir ce qui va favoriser le vieillissement cutané, mais aussi la survenue de douleurs lors des rapports sexuels. A ce moment, un cercle vicieux s’installe : la peur d’avoir un rapport douloureux va aggraver la sécheresse vaginale. L’anxiété psychologique s’ajoutant alors à la carence hormonale va rendre le contexte encore plus difficile à vivre pour la femme. Enfin, la ménopause est souvent mal vécue psychologiquement par certaines femmes, car elle marque une étape de l’avancée en âge mais également, cette période signe la fin de la procréation, ce qui est pour beaucoup de femmes, le symbole de la perte de leur féminité…

Mais qu’elles se rassurent… car Shatavari est considéré par les médecins indiens comme une plante rajeunissante pour les femmes à cette période de leur vie… Il va nourrir et tonifier la peau tout comme les muqueuses, favorisant leur lubrification et leur souplesse. Ce mécanisme combiné à l’effet aphrodisiaque de la plante, va permettre aux femmes de retrouver une vie sexuelle épanouie, rétablissant en même temps le moral et l’équilibre dans le couple.


Excellent pour les hommes aussi

Pour les messieurs, Shatavari serait également bénéfique pour eux, notamment en améliorant la qualité de leur sperme. Car cette plante a un effet spermatogénique, c’est-à-dire qu’elle stimule la fabrication des spermatozoïdes. Ce remède pourrait ainsi devenir très intéressant à notre époque, où les cas de stérilités masculines sont en augmentation constante. Shatavari agirait aussi sur l’inflammation des organes génitaux masculins et sur les impuissances.


Et d’autres vertus

Les bénéfices de Shatavari ne s’arrêtent pas là. Car c’est également un bon tonique général. Son action est ainsi sensible au niveau des fonctions cérébrales (mémoire, concentration, vigilance) qu’il stimule. Il présenterait également un effet tonifiant sur les yeux, le cœur, les muscles…

Au niveau du tube digestif, Shatavari lutte contre les inflammations du tube digestif : gastrite, ulcère, colite, oesophagite, aigreur, hyperacidité, brûlure… mais aussi il intervient sur les diarrhées et les dysentéries.

Enfin, il aurait aussi une action bénéfique sur les mycoses et les infections bactériennes (notamment bronchiques). Shatavari serait aussi diurétique et antispasmodique ce qui pourrait expliquer une partie de ses actions gynécologiques.

D’un point de vue ayurvédique, Shatavari permet d’équilibrer les excès des terrains Pitta et Vâta, et peut légèrement augmenter les terrains Kâpha.

Où trouver du Shatavari?



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