Qui sont-ils ?

Les antioxydants sont les molécules qui nous permettent de lutter contre les dangereux radicaux libres, menace réelle pour notre santé et cause d’un vieillissement prématuré. Etant donné qu’ils agressent nos cellules et s’attaquent à notre code génétique, ils sont à l’origine de nombreuses maladies liées au vieillissement.

L’oxygène, notre meilleur ennemi

Il y a 2,5 milliards d’années, des cellules se sont lancées dans la photosynthèse. Elles ont permis aux plantes de fabriquer de l’énergie à partir de la lumière du soleil et de rejeter dans l’atmosphère de l’oxygène. Dès lors, ce dernier s’est imposé à quasiment toutes les formes de vie jusqu’à devenir indispensable. 2,5 milliards d’années plus tard, il reste un élément indésirable à l’origine du vieillissement et de la mort, issu directement du métabolisme de l’oxygène : les radicaux libres. Ce sont des molécules extrêmement réactives qui agressent les protéines de la membrane cellulaire et les rendent inactives.

Les radicaux libres contribuent au vieillissement. Ils se lient aux macromolécules du tissu conjonctif qui occupe les intervalles entre les différents organes et font barrière à la diffusion de substances nutritives vers les cellules périphériques.

Pour fonctionner, notre organisme a besoin d’oxygène, capital pour de nombreuses fonctions comme la transformation des graisses et du sucre en énergie, phénomènes qui s’accompagnent automatiquement d’une libération de radicaux libres.

Le stress oxydatif

Certains facteurs exogènes (qui proviennent de l’extérieur du corps), tels que l’exposition au soleil, le stress excessif, l’avancée en âge, la pollution atmosphérique, l’alcool, la cigarette, l’exercice physique intense, voire même certains médicaments peuvent décupler la quantité de radicaux libres qui, produits en excès, dégradent les parois des cellules, les protéines ou l’ADN. On appelle cela le « stress oxydatif ». Cette oxydation irréversible provoque le vieillissement.

Pour neutraliser les radicaux libres, notre organisme essaie de faire face en produisant des antioxydants dont l’efficacité, souvent insuffisante, peut et doit être renforcée par ceux de l’alimentation, voire ceux des compléments alimentaires.

Pour retarder le phénomène inéluctable du vieillissement, les recherches les plus récentes mettent en évidence l’importance de l’alimentation. En effet, certains nutriments, les compléments alimentaires (vitamines, antioxydants, etc…), nous aident à lutter contre les radicaux libres.

Logiquement, dans des circonstances habituelles, un régime alimentaire varié et adapté devrait apporter à un être humain toutes les substances nécessaires à son maintien en bonne santé et à son bon développement… Mais ce n’est pas forcément le cas.

Qui sont ces fameux antioxydants ?

Les antioxydants primaires sont fabriqués par notre organisme. Il s’agit soit de facteurs spécifiques, comme la coenzyme Q10, l’acide urique, le glutathion, soit d’enzymes, comme la superoxyde dismutase, les glutathion réductases, la catalase, qui ont besoin d’être mises en présence de minéraux issus des aliments pour être activées.

Les antioxydants secondaires, quant à eux, se trouvent dans notre nourriture :

- certaines vitamines : C, E, mais aussi B2 (Riboflavine)

- des oligo-éléments : zinc, cuivre, sélénium, fer…

- des composés des fruits et légumes : polyphénols, caroténoïdes, isothiocyanates ( dans le chou et

les crucifères)

- des composés des aromates et des légumes : les terpènes.

Bref rappel du rôle de quelques antioxydants pour freiner le processus de vieillissement :

- La Vitamine C : antioxydant qui agit le plus rapidement. Elle protège des maladies cardio-vasculaires, prévient le vieillissement et les cancers de l’estomac. Comme sa concentration diminue fortement avec l’âge, le fait d’en prendre en complément améliore la santé et réduit le risque de mortalité.

- Les OPC (ou flavonoïdes) : activité anti-oxydante 50 fois plus importante que celle des vitamines

C et E. Augmente l’efficacité de la circulation sanguine surtout chez l’individu âgé et augmente son « bon cholestérol ». Protège les membranes altérées de ses vaisseaux sanguins.

- La Vitamine E : protège le cerveau de la personne âgée, ralentit le déclin des fonctions cognitives et améliore les troubles de la mémoire. Diminue les risques de développer la maladie d’Alzheimer. Elle aide à garder une belle peau.

- Les Caroténoïdes (b-carotène, lycopène, lutéine) : préviennent les maladies oculaires liées à l’âge, telles que la cataracte ou la dégénérescence maculaire. Protégeraient des cancers de la peau et du poumon, surtout chez l’individu âgé, et de la prostate chez l’homme âgé, grâce au lycopène.

- Le Sélénium : se trouve généralement en trop petite quantité dans notre alimentation. Fluidifie le sang, protège des intoxications au plomb et au mercure. Propriétés anti-inflammatoires reconnues et intéressantes pour les personnes âgées.

- le Zinc : de nombreux Français en sont carencés. Utile pour les perceptions du goût et de l’odorat, en baisse régulière chez la personne âgée. Utile dans la dégénérescence maculaire, contre les cancers de l’œsophage, des bronches et de la prostate.

- le Magnésium : en France, 50 à 60 % des adultes en manquent. Son déficit favorise les processus du vieillissement, en augmentant la vulnérabilité aux maladies qui lui sont liées. Augmente le risque d’hypertension, d’angine de poitrine et d’accidents vasculaires cérébraux.

- le Fer : souvent en manque chez les personnes âgées, avec pour conséquence une chute du taux d’hémoglobine, d’où l’anémie.

- le Ginkgo : a des propriétés neuro-protectrices, très utiles chez les personnes âgées pour améliorer sa mémoire et le protéger de l’Alzheimer. Retarderait l’apparition de la démence sénile.

- le Thé vert : grâce à ses antioxydants, surtout des flavonoïdes, diminue les risques de cancers du sein et du côlon. Protège les artères contre l’athérosclérose, surtout chez les sujets âgés.

Petite histoire

C’est le médecin américain Denham Harman qui, en 1954, a découvert les radicaux libres, apportant une nouvelle théorie du vieillissement et révolutionnant les lois de la chimie en place jusqu’alors. Selon cette nouvelle conception, le radical libre se comporte tel un poison, qui progressivement, va détruire nos tissus et détériorer notre faculté de les reconstituer.

Cette théorie est à même d’expliquer également les nombreuses maladies liées au vieillissement, comme les maladies cardio-vasculaires, les maladies dégénératives cérébrales et également le cancer, suivant l’endroit où sévissent les radicaux libres. Ces derniers ne ménagent aucun organe.

Depuis que le Dr. Harman a émis sa théorie, des dizaines de milliers d’études l’ont corroborée.

Où trouver des antioxydants?


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