Communément appelée «racine dorée», la Rhodiola Rosea pousse sur les falaises des régions froides d’Asie, de Sibérie, de Scandinavie et d’Amérique du Nord : ses racines sont utilisées depuis longtemps pour leur effets tonifiants, mais elles font l’objet d’études depuis les années 1950 en Europe de l’Est. Les deux principes actifs qu’elle contient, la rosavine et la salidroside, auraient démontré leurs vertus «adaptogènes».
Le concept de «plante adaptogène» a été initialement développé par un chercheur russe du nom de Lazarev : il définit une substance qui accroit de façon générale et non spécifique la résistance au stress, quelle qu’en soit l’origine. C’est le cas par exemple du Ginseng, mais aussi de la Rhodiola Rosea, qui occupe une place de choix en termes d’efficacité. Elle semble en effet augmenter l’énergie disponible en phase d’éveil tout en réduisant le stress, renforcer l’endurance à l’effort, les facultés cognitives (vigilance et concentration mentales), et la qualité du sommeil. L’extrait sec de ses racines, titré à 3% de rosavines et 1% de salidrosides, est donc utilisé en complément alimentaire à la dose de 400 à 800 mg par jour, soit 2 à 4 gélules à prendre le matin avec un grand verre d’eau, pendant une à deux semaines. Les femmes enceintes doivent l’éviter par prudence (absence d’études), ainsi que les personnes atteintes de troubles bipolaires, dont l’excitation risquerait d’être accentuée en phase «maniaque». Il vaut mieux aussi éviter une prise au-delà de midi, pour ne pas perturber le sommeil ; en revanche, prise le matin, la Rhodiola Rosea dynamise la journée sans interférer sur la nuit, dont elle renforce au contraire les vertus réparatrices. Compte tenu de ces données, que l’on espère validées scientifiquement dans un avenir proche, la Rhodiola Rosea apparaît vraiment comme une plante adaptogène de référence.
Où trouver de la Rhodiola Rosea?