Indications
Antioxydant puissant et remède éprouvé des infections urinaires, le jus de cette airelle nordique agit aussi sur les calculs rénaux et accidents vasculaires cérébraux.
Généralités
La canneberge est un arbuste donnant des baies rouges au goût acidulé, originaire de la côte nord-est de l’Amérique du Nord et de Scandinavie. Ces baies rouges sont couramment consommées par les Américains sous forme de jus au petit déjeuner, sous forme de pâtisserie (pie) et accompagnent traditionnellement la dinde de Thanksgiving.
Bienfaits
En 2001, des auteurs d’une étude anglo-saxonne l’ont élue « reine des antioxydants ». Les chercheurs avaient en effet découvert que la baie rouge des canneberges contenait deux fois plus de phénols que la myrtille : or les phénols, qui donnent ce petit goût amer caractéristique à certains fruits, apparaissent aujourd’hui comme les meilleurs agents de lutte contre les radicaux libres. Ces baies contiennent des flavonoïdes, des anthocyanes et des pro-anthocyanidines.
De récentes publications trouvées dans des journaux médicaux anglo-saxons faisant autorité tels que le New England Journal of Medecine, le Journal of Urology… ont montré que les substances actives présentes dans les baies de canneberge appelées proanthocyandiols, empêchaient l’adhésion des E. Coli à la paroi vésicale. Ces bactéries, appelées couramment colibacilles sont très fréquemment trouvées dans les cytobactériologies urinaires. Du fait de leur action anti-adhésive sur la paroi vésicale, ces substances entraînent l’élimination naturelle des bactéries dans le flux des urines ; ne bénéficiant pas de point d’ancrage, ces bactéries sont alors naturellement éliminées par les voies naturelles. Elles diminuent ainsi le risque d’infection urinaire et préviennent les récidives. On a aussi émis l’hypothèse qu’elles éviteraient les résistances au traitement.
Le 6 avril 2004, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) a rendu un avis favorable, tant sur la sécurité, que sur les bénéfices santé de ce produit: « la consommation de jus de Vaccinium macrocarpon (contenant 36 mg de proanthocyanidines mesurées) conduit à une diminution de la fréquence des infections urinaires dues à certains E.coli uropathogènes chez des femmes adultes.
Ainsi, ces produits peuvent depuis cette date bénéficier de l’allégation très officielle: « contribue à diminuer la fixation de certaines bactéries E.coli sur les parois des voies urinaires ».
Le doute n’est donc plus permis et les grands-mères des régions froides tiennent leur revanche !
Quant à l’action du jus de canneberge sur les autres bactéries responsables aussi d’infections urinaires, elle n’est pas prouvée.
Petite histoire
Le groupe de musique irlandais The Cranberries tire son nom de ce fruit.
