On connaît l’importance du sommeil nocturne pour assimiler les informations de la journée, mais beaucoup moins les bienfaits d’une sieste pour l’assimilation de « petites connaissances ». C’est ce que mettent en avant les travaux des chercheurs de la Harvard Medical School, de Boston.

Les scientifiques ont soumis des volontaires à un test sur ordinateur. Il s’agissait d’aller d’un point A à un point B dans un labyrinthe tridimensionnel. A l’issue de l’épreuve, la moitié des sujets est allée pratiquer des activités diverses, l’autre moitié est allée dormir.

5 heures plus tard, revenus devant l’ordinateur, les volontaires ont recommencé l’épreuve et ceux qui avaient fait un petit somme ont été largement plus performants !

En conclusion, pour augmenter l’apprentissage, rien ne vaut un petit somme… Si possible agrémenté d’un rêve !

Laurence Gauthé



Depuis les époques les plus reculées, le commerce des épices a toujours existé… même lorsque la route de la soie fut abandonnée. Car les anciens avaient bien remarqué que les épices amélioraient la digestion et que celle-ci était essentielle pour rester en bonne santé. En effet, la digestion assure une vitalité importante de la personne. Elle stimule les défenses immunitaires. Elle améliore la qualité du sommeil, ce qui produit des réveils matinaux en forme. Tous ces facteurs constituent autant de gages pour une bonne santé générale.

Le Trikatu est composé de trois épices en quantités égales : le rhizome de gingembre, le poivre noir et le poivre long. Ces trois puissantes substances vont stimuler la digestion. Le Trikatu sera donc particulièrement intéressant en cas de digestion lente, de flatulence, de dyspepsie, de lourdeur après les repas… qui est souvent la conséquence des repas trop lourds, des repas froids (sandwichs, salades…), des repas effectués à des heures irrégulières, des repas trop rapidement avalés, ou encore des repas pris dans un contexte de stress…

Le Trikatu pourra aussi être utilisé à l’occasion d’une cérémonie, d’un repas de fête pour assurer une bonne digestion. La prudence est cependant recommandée pour les personnes fragiles du tube digestif (oesophagite, gastrite, ulcère, intestin irritable…), compte tenu de la présence d’épices dans la constitution du Trikatu.

Le principe de la « bonne digestion » (principalement gastrique et intestinale) provoquée par le Trikatu, est de réduire correctement les aliments en fines particules, ce qui facilitera ensuite leur assimilation. Ce processus assurera l’apport de nutriments pour l’organisme : protéines, vitamines, minéraux, glucides… ce qui n’est pas le cas la plupart du temps, puisque les aliments sont généralement mal dégradés et demeurent en gros conglomérats impossibles à absorber par les intestins.

Enfin, cette bonne digestion et cette assimilation optimale des aliments évitera la somnolence après les repas, le besoin de sieste, et donc la baisse d’efficacité et de concentration pendant des périodes plus ou moins longues, principalement après le repas de midi…

Où trouver du Trikatu?



Le Triphala est un des plus anciens complexes ayurvédiques et l’un des remèdes les plus utilisés en Inde. Il a la réputation de rééquilibrer les organes internes du corps et d’apaiser de nombreux maux.

Triphala et doshas :

Le Triphala est composé de trois plantes en parts égales : l’amalaki, l’haritaki et le bibhitaki. Les doshas, pitta, vâta et kâpha, correspondent aux trois principaux terrains, c’est-à-dire aux trois natures profondes des êtres humains qui sont décrites dans la médecine traditionnelle indienne. Pour chaque individu, il existe toujours un mélange des trois doshas en proportions variées, avec cependant un dosha demeurant prédominant sur les deux autres. Le Triphala agit efficacement sur les 3 doshas, et c’est là sans doute que se trouve le secret de son efficacité.

Pour en savoir plus sur les Doshas et l’Ayurveda : Cliquez ici

Appétit, digestion, transit :

Le Triphala favorise la digestion en stimulant le foie et la vésicule biliaire. Il améliore également le transit intestinal. C’est un excellent remède contre la constipation banale : il agit en douceur sans induire d’irritation intestinale même s’il est utilisé régulièrement. Ces actions sur le foie et sur l’intestin contribuent au nettoyage et à la purification de l’organisme, assurant du même coup, un bon fonctionnement des organes.

Le nettoyage en profondeur de l’ensemble de l’intestin a pour conséquence l’amélioration de l’absorption de tous les nutriments (vitamines, minéraux, protéines…) contenus dans l’alimentation. De plus, le Triphala favoriserait une augmentation des globules rouges, améliorant du même coup l’oxygénation de l’organisme. Son action contribuerait à maintenir un taux normal de la glycémie (sucre dans le sang). La présence d’antioxydants dans la composition du Triphala permet de renforcer les défenses immunitaires de l’organisme mais aussi de prévenir le vieillissement et les maladies. Cela se remarque notamment dans l’amélioration du tonus et de la couleur de la peau.

L’atout minceur :

Comme le Triphala aide à la disparition des graisses indésirables du corps, il contribue à faire perdre quelques kilos, notamment grâce à l’élimination des toxines, mais aussi à l’énergie retrouvée qui incite à augmenter les activités physiques.

En conclusion :

Le Triphala est un excellent régulateur du transit intestinal qui n’induit ni irritation, ni accoutumance. Il lutte contre la constipation et rééduque l’intestin en douceur. Il n’est cependant pas indiqué en cas de maladie du côlon. De plus, le Triphala possède un fort statut en antioxydant. Il assure également une assimilation optimale des nutriments et une détoxication de l’organisme.

Grâce à tout cela, le Triphala est un excellent remède qui permet le maintien ou la récupération d’un bon état général. Par ce biais, il lutte contre le vieillissement de l’organisme et améliore l’aspect de la peau.
Où trouver du triphala?



La vigne vaut à la France d’être étudiée pour ce French Paradox (paradoxe français) qui interpelle les anglophones et les diététiciens. Dans le sud-ouest particulièrement, le coup de fourchette brasse les graisses et pourtant la santé y est meilleure que partout ailleurs, pourquoi ? Une hypothèse serait que le vin rouge consommé en quantité raisonnable protègerait cette partie de la population française des maladies cardio-vasculaires. En effet, on le sait à présent, nos vignes regorgent de vertus…

Deuxième fruit le plus cultivé au monde, le raisin serait sans doute l’une des premières cultures de l’homme. Ses utilisations comme ses vertus sont multiples :

- Le raisin dans son intégralité est riche en sucres directement assimilables, en vitamines, en sels minéraux, en acides et en oligo-éléments.

- Le marc de raisin est composé de flavones, d’anthocyanes et de tanins catéchiques. Réputé pour améliorer la circulation veineuse, il est obtenu après pressage des grappes de raisin de vigne rouge.

Où trouver des produits à base de marc de raisin?

- Les feuilles de vigne rouge sont récoltées à l’automne, au moment où leur taux de principes actifs est le plus élevé. Riches en flavonoïdes, en polyphénols, en acides organiques, en sucre et en vitamine C, la vigne rouge est réputée pour tonifier les veines, d’où son utilisation en cas de jambes lourdes. Elle est également réputée pour apaiser les hémorroïdes.

Où trouver des produits à base de vigne rouge?

- L’huile de pépins de raisin est le produit alimentaire qui contient le procyanidine (sous-famille des OPC), considérée comme un extraordinaire antioxydant. Elle est également réputée pour ses acides gras mono et polyinsaturés indispensables à l’organisme.

- Le vin est extrêmement riche en polyphénols. La catégorie de vin ne serait pas seule à l’origine des actifs : le cépage et les techniques de fabrications joueraient également un rôle. Tout à tour fustigé pour les méfaits de l’alcool et encensé pour ses vertus, le vin n’a probablement pas encore révélé tout son potentiel !

Où trouver des produits à base de vin?

- Pour obtenir les mêmes effets cardioprotecteurs, il faudrait consommer trois fois plus de jus de raisin que de vin ! S’il existe une telle différence de richesse en antioxydants entre le vin et le jus de raisin, c’est parce que c’est la fermentation du moût (mélange de peau, de pulpe et de pépins broyés ensemble) qui permet d’extraire de grandes quantités de flavonoïdes.



Les beaux jours arrivent et beaucoup d’entre nous se sentent fatigués après l’hiver long et froid que nous venons de traverser. Le manque d’exercice, associé à une alimentation pas toujours équilibrée dans un rythme de vie stressant, en sont les principaux responsables. Le soleil du printemps doit nous inciter à réagir !

D’abord, il convient de bouger et de respirer : promenades, jogging, vélo, gymnastique, yoga ou piscine… A vous de choisir ! En même temps que vous bougez, respirez à plein poumon en faisant de grandes respirations plusieurs fois de suite. Faites-en aussi tous les jours devant votre fenêtre ouverte si vous n’habitez pas en milieu pollué. La respiration permet d’éliminer les toxines volatiles. Quant à l’oxygène, il apporte l’énergie à votre corps qui en a besoin pour effectuer son nettoyage. Pensez aussi à boire beaucoup, choisissez plutôt des eaux de source ou des eaux minérales et évitez les eaux gazeuses trop riches en sel. En réhydratant le corps et le cerveau, l’eau leur permet de se régénérer. Elle stimule aussi les reins qui vont pouvoir ainsi éliminer une partie des toxines accumulées dans le corps au cours de l’hiver.

Pour ce qui est de l’alimentation, allégez vos repas : de plus petites quantités d’aliments faciliteront le travail de la digestion. Ensuite, optez pour les fruits et les légumes frais, de préférence d’origine biologique. Pressez-vous de grands jus avec des fruits ou des légumes frais et consommez-les aussitôt, car les vitamines sont très rapidement éliminées. Pour les repas, privilégiez les crudités, les légumes cuits à la vapeur (ou à l’eau), les viandes blanches ou les poissons préparés avec des huiles d’olive, de noix ou de colza. C’est le moment d’oublier les graisses cuites, les fritures, les pâtisseries et les charcuteries qui alourdissent le corps et l’esprit.

Pour accompagner ces repas (si le tube digestif n’est pas irrité), les épices, les condiments, les herbes sont les bienvenus en petites quantités. Ils en rehaussent le goût, mais surtout ils favorisent la digestion en stimulant la vidange gastrique, le drainage de la vésicule biliaire et en améliorant l’absorption des aliments au niveau intestinal. Ils relancent aussi les transits intestinaux paresseux, ce qui est très important car la constipation a tendance à favoriser l’encrassement de l’organisme, en n’éliminant pas correctement les déchets. Donc pensez à inviter plus souvent à votre table de l’ail, des oignons, du cerfeuil, du persil, des herbes de Provence, du curry, du gingembre, du céleri…

Côté remède, quelques plantes aideront votre organisme dans son travail de nettoyage. Le chardon marie est sans doute le plus intéressant, mais il y a aussi la fumeterre, la chélidoine, le cassis, le romarin qui permettront de stimuler le foie (organe essentiel à toute détoxication) et les reins. Ils peuvent être pris sous forme de gélules ou d’ampoules buvables selon leurs origines, mais aussi sous forme d’infusions, ce qui est souvent très agréable. Une infusion de romarin et de verveine prise le soir, avant le coucher, assurera un bon sommeil récupérateur. Enfin certaines plantes comme l’Aloès Véra ou la sève de bouleau sont plus spécifiques encore pour assurer cet assainissement de l’organisme. Elles peuvent être prises en cure de quelques semaines.

Où trouver des produit adaptés?

A cette période, il peut être intéressant d’apporter au corps des nutriments qui peuvent lui manquer : vitamines, oligoéléments, minéraux ou antioxydants. L’alimentation les lui apportera en partie, mais une petite complémentation est souvent la bienvenue au moment du printemps. Il est ainsi possible de faire appel au ginseng, à la gelée royale, au sérum de Quinton, à la maca, au jus d’herbe verte, aux champignons comme le maïtaké, le shiitaké, le chaga, ou encore aux algues comme la chlorella (qui fait aussi la détoxication des métaux) ou le lithothamne (qui a un pH très alcalin).

Quoi qu’il en soit, cette remise en forme est un temps essentiel dans le rythme de notre corps. D’ailleurs toutes les sociétés anciennes pratiquaient des rites de purification à cette période afin de préparer le corps à l’activité de l’été qui arrive.



Outre ses qualités gustatives liées en particulier à son aspect charnu, le Shiitaké, ce petit champignon de plus en plus apprécié sur le plan culinaire, possèderait de nombreuses vertus thérapeutiques. On lui attribue notamment des propriétés immo-stimulantes et anticancer.

Un booster des défenses naturelles :

De manière générale les champignons contiennent naturellement de nombreux composés antibactériens et antifongiques, ces substances étant nécessaires à leur survie en milieu naturel. Le Shiitake en contient donc lui aussi, et en particulier la lenthionone et l’acide oxalique, dont les propriétés antibactériennes ont été prouvées in-vitro. Grâce à ces deux substances, le Shiitaké possèderait donc une action immuno-stimulante et participerait ainsi au renforcement des défenses naturelles de l’organisme. Par conséquent, le shiitaké sera particulièrement recommandé aux personnes immunodéprimées qui tombent souvent malades ou traînent telle ou telle maladie chronique.

Des propriétés antioxydantes :

Quelques études ont révélé que les extraits de shiitake possèderaient une certaine capacité antioxydante. Cette activité serait liée entre autres, à leur contenu en composés phénoliques. Les composés phénoliques sont des substances antioxydantes que l’on trouve dans les aliments d’origine végétale. Ils contribuent en partie à la coloration des fruits et des légumes. Ces substances antioxydantes permettent de protéger les cellules du corps des effets néfastes des radicaux libres, molécules impliquées dans le développement des maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d’autres maladies liées au vieillissement.

Des propriétés antitumorales ?

Le principal composé actif contenu dans le shiitake est le lentinane, un sucre auquel ont prêterait des propriétés anticancer, particulièrement dans le cas du cancer du côlon. D’ailleurs ce composé est actuellement utilisé comme thérapie adjuvante aux traitements classiques contre le cancer, surtout au Japon et en Chine. Les mécanismes concernés relèveraient principalement de la stimulation du système immunitaire, ce qui pourrait aider à prévenir la formation des cellules cancéreuses. Mais pour l’instant, les seules études allant dans ce sens ont été réalisées in vitro et chez l’animal. Chez l’homme, les études réalisées ne permettent pas encore de l’affirmer, et à la lumière des résultats actuels, il n’est pas encore possible de savoir si la consommation de shiitake est bénéfique pour la prévention du cancer et si tel était le cas, quelle quantité de shiitake doit être consommée pour apporter des effets protecteurs, mais des recherches se poursuivent actuellement.

Des bienfaits sur le système circulatoire :

Certains acides  nucléiques contenus dans les sporophores de shiitakes comme la lentinacine possèderaient des propriétés fortement inhibitrices de l’agrégation des plaquettes sanguines, permettant ainsi de prévenir certains problèmes cardio-vasculaires. Cette même lentinacine aurait également un rôle préventif contre le cholestérol en activant l’élimination des lipides contenus dans les aliments.

Un concentré de vitamines et de minéraux :

Enfin, en plus des principes actifs cités, le Shiitake contient des quantités impressionnantes de vitamines et minéraux, et en particulier, il est extrêmement riche en cuivre, sélénium, vitamine B5 et vitamine D.

- Le cuivre est nécessaire à la formation de l’hémoglobine qui compose les globules rouges, et à la synthèse du collagène.

- Le sélénium est un métal rare. Sa présence est nécessaire à la lutte contre les radicaux libres et intervient dans la conversion des hormones thyroidiennes dans leur forme active.

- La vitamine B 5 quant à elle, est indispensable à l’utilisation optimale de l’énergie contenue dans les aliments. Elle intervient également dans la fabrication des hormones stéroidiennes, des neurotransmetteurs et de l’hémoglobine.

- La vitamine D enfin, collabore étroitement à la bonne santé des os et des dents en rendant disponible le calcium et le phosphore dans l’organisme.

Mais le Shiitake contient aussi : du phosphore (essentiel dans la croissance et le maintien du capital osseux), du potassium (indispensable pour la digestion et les contractions musculaires), de la vitamine B2, de la vitamine B3, de la vitamine B6 et de la vitamine B9.

Un véritable petit concentré de vitalité…et délicieux !

Où trouver du Shiitake?



Plante vivace tropicale, le gingembre est originaire d’Asie : on utilise le prolongement souterrain de sa tige, ou rhizome, qui n’est pas une racine, sous la forme d’un aromate auquel le nom d’épice blanche a été donné. En langage sanskrit, on l’appelle Andraka, alors que son nom savant est Zingiber officinale. Son commerce est très ancien : depuis plus de 5000 ans, on lui prête des vertus aphrodisiaques qui ont fait sa renommée, mais surtout on l’utilise avec succès contre les nausées !

Une épice universelle

A l’époque de l’empire gréco-romain, le gingembre circulait déjà depuis l’Asie du Sud jusque dans le bassin méditerranéen. Au XVIe siècle, les Espagnols l’implantent et le cultivent aux Caraïbes, pour fournir les marchés européens. De nos jours, les deux principaux producteurs sont l’Inde et la Chine, mais la Jamaïque occupe encore une place de choix. Le gingembre a toujours fait partie de la pharmacopée traditionnelle pour améliorer la digestion, les symptômes ORL, les douleurs rhumatismales et les maux de tête, pour soutenir le cœur et la circulation, stimuler l’appétit et la libido.

Un antioxydant naturel

Quelle que soit sa forme, frais ou séché, cru ou cuit, en gélules, poudre ou tisane, le gingembre est une bonne source d’antioxydants et en particulier, d’un oligoélément essentiel, le manganèse. Le gingembre participe à la réduction des radicaux libres produits en excès et lutte contre le vieillissement cellulaire, mais il est aussi anti-inflammatoire. Comme le curcuma ou le brocoli, la menthe ou la coriandre, il fait partie de ces végétaux les plus riches en antioxydants, dont l’usage culinaire courant est synonyme d’équilibre et de santé. Son goût piquant provient d’un composé actif, le gingérol, qui agit en synergie avec le manganèse pour activer le métabolisme, réduire l’inflammation et la production de déchets oxydatifs. Ces effets sont prometteurs, comme le sont aussi les effets anticancéreux et anti-Alzheimer démontrés sur la souris ou sur certaines cellules in vitro. La confirmation de ces effets chez l’homme pourrait fournir une aide précieuse dans la prévention ou le traitement de ce type de pathologies.

Usage et précautions contre les nausées

Plusieurs études ont démontré l’efficacité du gingembre contre les nausées de la grossesse (sans dépasser 2 g d’extrait par jour) et contre certaines nausées et certains vomissements postopératoires. Sous chimiothérapie, l’état de certains patients a aussi été amélioré par la prise de gingembre. Et la tradition l’utilise depuis toujours pour lutter contre le mal des transports, à titre préventif et curatif. La posologie recommandée est de 1 à 2 g par jour de gingembre séché (extrait standardisé), ce qui équivaut à 10 g de produit frais, soit un tronçon de 6 à 7 mm d’épaisseur d’un rhizome de taille moyenne. En cas de calculs biliaires, l’effet d’activation du gingembre sur la sécrétion de la bile risque d’aggraver le problème, et si vous prenez des anticoagulants, méfiez-vous aussi, et parlez-en à votre médecin : le gingembre aurait des effets fluidifiants sur le sang, qui pourraient interagir avec votre traitement. Toutefois ces précautions ne sont pas des contre-indications absolues : pour une prudence optimale, le respect des doses, même en usage culinaire, doit être observé, et votre médecin doit être informé de la prise de tout complément alimentaire.

Frais, on le déguste râpé ou haché dans les plats orientaux ; mariné, il agrémente les mets japonais ; confit ou cristallisé, il fait partie de la gastronomie chinoise : le gingembre est une épice à la saveur originale qui facilite la digestion, prévient et soulage les nausées. Selon les anciens, elle stimulerait tous les appétits, soutiendrait le cœur, apaiserait l’arthrite, la migraine, le rhume et la grippe. Il est certain que ses propriétés actives, anti-oxydantes et anti-inflammatoires, en font un objet d’étude très intéressant pour l’avenir, mais qui représente déjà un apport très précieux pour notre présent !

Où trouver du Gingembre?



Comme ses impacts physiologiques sont multiples, le Fenugrec, Trigonella foenum graecum, ou Artemisae absinthium (Fabaceae), est utilisé depuis la nuit des temps dans de multiples indications. On se sert principalement de ses graines, mais aussi parfois de ses feuilles et de ses sommités fleuries. Stimulant de l’appétit et favorisant le développement musculaire, le Fenugrec est intéressant chez les anorexiques de tous âges, les convalescents et les dénutris. Cette plante connaît bien d’autres utilisations :


Sur le système génital féminin :

Peut-être par sa diosgénine (molécule que l’on retrouve dans le yam, plante souvent utilisée dans le traitement des troubles de la ménopause), il facilite l’augmentation du volume des seins (ce qui est très apprécié dans certaines cultures), ainsi que de la sécrétion lactée.


Sur le cholestérol :

Des études ont montré que le fenugrec inhibait la synthèse hépatique du cholestérol, par le blocage de l’enzyme-clé de cette synthèse. La présence importante de mucilages peut aussi intervenir en diminuant l’absorption intestinale du cholestérol alimentaire.

Sur le taux de sucre sanguin.

Le Fenugrec facilite la sécrétion d’insuline et diminue la résistance cellulaire à celle-ci, cette action étant sans doute due à un acide aminé particulier contenu dans la graine. Par ailleurs, les mucilages diminuent la vitesse de vidange de l’estomac, puis celle de la dégradation des glucides au début de l’intestin, enfin celle de l’absorption intestinale du glucose. Ces différents phénomènes en font un bon candidat au titre d’anti-diabétique oral.

Sur les radicaux libres :

L’action anti-oxydante du Fenugrec est bien documentée. Il diminue la formation de radicaux libres à partir des graisses, et augmente l’activité du système enzymatique anti-oxydant de l’organisme.

Sur les tumeurs :

Différents travaux ont montré l’inhibition par la diosgénine de la prolifération de différents types de cellules cancéreuses. Peut-être ici encore les mucilages, par leur action sur la flore intestinale, ont-ils une action préventive sur le cancer du côlon.

Sur le système digestif :

Le Fenugrec est traditionnellement utilisé contre les inflammations et ulcérations gastro-intestinales.

Noter qu’en usage externe, c’est un émollient anti-inflammatoire très utile en cas de traumatisme ou de blessure.

Effets indésirables et contre indications :

La toxicité du fenugrec est nulle. Il n’a ni contre indication ni interaction délétère avec d’autres produits alimentaires ou médicamenteux. Cependant il est prudent, du fait de son action tonique sur l’utérus, de s’en abstenir pendant la grossesse. Signalons enfin qu’à doses importantes il donne à la transpiration une certaine odeur de sirop d’érable.

En médecine âyurvédique, il est connu comme amer, piquant, doux et réchauffant. Il calme Vâta et Kâpha, mais peut aggraver Pitta.

Au total, le fenugrec, comme bien d’autres produits dont l’humanité a depuis longtemps reconnu les bienfaits, trouve aujourd’hui sa justification scientifique. Il paraît particulièrement intéressant chez les personnes fatiguées, anorexiques, convalescentes.

Contre le diabète et les excès de cholestérol, des études plus approfondies semblent nécessaires, mais rien n’empêche, sous contrôle, d’en recommander l’usage.

Où trouver du Fenugrec?

Principaux composants du fenugrec :

40 à 60% de fibres mucilagineuses

des protéines riches en tryptophane et en lysine, ainsi qu’en 4-hydroxy isoleucine, acide aminé spécifique à cette plante, et qui semble jouer un rôle majeur dans son activité anti-diabétique

des flavonoïdes (antioxydants)

des alcaloïdes (trigonelline)

des saponines stéroïdes telles que la diosgénine

des coumarines, etc.



Au milieu du XXème siècle, on parvient enfin à mesurer le degré d’acidité ou pH d’une substance (celui du sang varie entre 7,35 et 7,45). Le respect d’un équilibre du pH est fondamental pour se maintenir en bonne santé, sinon on peut craindre un effet néfaste sur l’os, mais aussi pour certains, un manque d’énergie, des douleurs chroniques, un vieillissement prématuré…

Penchant acide

Nos habitudes de vie occidentales contribuent à faire pencher l’équilibre vers l’acidité. Les raisons principales : l’alimentation bien sûr, mais aussi le stress et la sédentarité.

Sur le plan alimentaire, par exemple, nous consommons bien plus de viande, de céréales raffinées et autres aliments transformés qu’auparavant. Or la viande ainsi que la plupart des aliments riches en protéines produisent des acides très forts lorsqu’ils sont dégradés (l’acide sulfurique et l’acide phosphorique). L’expulsion de ces acides en excès nécessitera de puissants mécanismes d’adaptation de la part de l’organisme. A l’inverse, les légumes permettront de rendre l’organisme plus alcalin grâce à leur forte teneur en ions calcium, magnésium et potassium, qui sont des sels basiques.

Le stress chronique est lui aussi un facteur d’acidification de l’organisme par le biais de la libération d’une hormone : le cortisol. Enfin, le manque d’exercice physique et en particulier le manque d’oxygénation, favorisent l’acidité car les ions hydrogène en excès ne peuvent s’évacuer par le biais de la respiration.

Comment se débarrasser d’un excès d’acide ?

Pour schématiser, lorsque le milieu sanguin devient trop acide, il contient trop d’ions Hydrogène (H+), pour maintenir le milieu stable, l’organisme va donc chercher à se débarrasser de ces ions en excès. Dans le sang, certaines substances agiront tout d’abord comme des tampons et viendront neutraliser l’acidité en excès. Puis interviendront différents systèmes de pompes extrêmement complexes, permettant des échanges d’ions à travers les membranes cellulaires et permettant ainsi à l’hydrogène de sortir ou de rentrer dans les cellules. Ces systèmes de pompes ont besoin de phosphore et de magnésium pour fonctionner correctement. On retrouve ces pompes au niveau des poumons et du rein par exemple. Ainsi, les ions hydrogène et donc l’excès d’acidité pourront être éliminés par le biais de la respiration sous forme de dioxyde de carbone. Au niveau du rein, l’hydrogène excédentaire sera éliminé dans les urines grâce au phosphore qui sera indispensable à cet échange.

Conséquences d’un excès d’acidité

Si le déséquilibre est trop important ou s’il devient chronique et pour neutraliser les acides en excès, l’organisme devra puiser dans ses réserves de base et en particulier, il utilisera le calcium des os, qui risque d’entraîner une déminéralisation progressive et donc une ostéoporose, surtout chez la femme. Enfin, s’il existe une surcharge de l’acidité totale, les excès seront stockés dans l’organisme.

Comment aider son organisme à maintenir l’équilibre ?

1) Sur le plan alimentaire : faire une large place aux fruits et aux légumes, éviter de consommer trop de viande rouge, de yoghourts, de café, d’alcool ou de boissons gazeuses. Mais attention, pas question non plus d’éliminer tous les aliments acides ! Ils constituent eux aussi des nutriments indispensables au bon fonctionnement de notre organisme. L’essentiel sera donc de savoir équilibrer son assiette. Ainsi, pour éviter que l’organisme tende vers un excès d’acidité on recommande qu’un repas comprenne en moyenne 70 % d’aliments basiques contre 30 % d’aliments acides.

2) S’aérer, s’oxygéner, pratiquer une activité physique régulière : lorsque l’on expire, le corps se débarrasse de ses excès d’acidité, par conséquent tout exercice physique en augmentant le rythme cardio-respiratoire sera bénéfique surtout s’il est pratiqué au grand air.

3) Prendre des suppléments de minéraux alcalins si une carence est avérée et après les conseils d’un professionnel de la santé.



Interview d’un Médecin du Sport  par Laurence

La majorité des Français n’atteint pas le repère de 1,5 litre d’eau chaque jour, et pourtant il faudrait boire davantage ! Entretien avec un Docteur du sport…

L.G : On recommande de boire 1,5 litre d’eau chaque jour, qu’en est-il exactement ?

Dr : En réalité, il s’agit d’un minimum à consommer quotidiennement, pour n’importe quel adulte et quels que soient son âge, sa taille ou son poids… Bien sûr, il faut augmenter cette quantité pendant l’effort. Je vous donne une fourchette : en plus des 1,5 litre ou 2 litres par jour, pour chaque heure d’activité physique il faudrait boire 1 litre d’eau environ !

Cette quantité est naturellement à adapter en fonction des conditions climatiques et des efforts fournis !

L.G : Comment savoir qu’on est déshydraté ?

Dr : Le premier indice est la couleur des urines le matin, au réveil. Si elles sont foncées, c’est clairement le signe d’une mauvaise hydratation. Et puis, il faut surveiller sa consommation et s’assurer que notre corps reçoit la bonne quantité de liquide chaque jour. C’est un contrôle extrêmement important.

L.G : Faut-il attendre d’avoir soif pour boire ?

Dr : La sensation de soif n’est pas un indicateur, elle signifie que le corps est déjà déshydraté. En fait, cette sensation est un signal que le cerveau envoie quand ses capteurs ont détecté une perte de volume sanguin. Il est donc déjà trop tard et les premiers signes de la déshydratation peuvent se faire sentir.

L.G : Quels sont ces signes ?

Dr : Les conséquences et donc les signes d’une déshydratation peuvent être nombreux : fatigue, maux de tête, pertes de repères, dérèglement du rythme cardiaque à l’effort, troubles psychiques ou blessures physiques qui touchent les tissus mous (tendinites, élongations)… Le corps est comme une citerne et quand il envoie des signaux, c’est pour indiquer qu’elle est vide ! Généralement, quand les signes sont légers, en buvant de l’eau, tout rentre dans l’ordre.

L.G : On entend fréquemment des personnes dire qu’elles boivent peu, est-ce que c’est possible ?

Dr : Non ! Tout le monde a besoin de son litre et demi minimum par jour. Je reçois souvent des patients qui sont fatigués, qui se plaignent de maux de tête… En réalité, ce sont généralement les signes de la déshydratation. La fatigue ne signifie pas toujours qu’on est déshydraté en revanche, quand on est déshydraté, ça se manifeste presque tout le temps par un « coup de pompe ». Les gens n’ont pas conscience de la nécessité de boire, pourtant c’est un point fort de l’alimentation.

L.G : Auriez-vous des astuces pour boire plus ?

Dr : Chacun doit trouver son propre rythme d’hydratation, mais le mieux est de commencer la journée par un verre d’eau. Le thé ou le café ne remplacent pas ce verre, même si ce sont des liquides, parce que comme ce sont des diurétiques, le corps éliminera plus que ce qu’il a reçu. Ensuite, avant chaque repas, il faut commencer par boire un verre d’eau et puis garder toujours une petite bouteille à remplir régulièrement, à portée de main. Je précise « petite » parce que c’est souvent moins effrayant qu’une grosse bouteille dont on ne voit pas la fin !

En conclusion :

Ce n’est jamais une erreur de boire de l’eau pure pendant un effort. Qu’il s’agisse d’une eau de source, minérale ou de celle du robinet, elle sera toujours mieux assimilée par l’organisme pendant des exercices physiques que n’importe quelle boisson « énergisante » !

Après l’effort, il faut recharger les minéraux, l’idéal est donc de boire une eau pétillante. Les alcalins qu’elles contiennent vont contribuer à neutraliser l’acidité produite pendant l’effort.

Quelques chiffres :

Dans le corps humain, l’eau représente :

  • 97 % du fœtus de 2 mois
  • 75 % du nourrisson
  • 60 % de l’adulte (42 litres pour 70 kg)
  • 55 % d’une personne âgée

Laurence Gauthé